phoenix est une vidéo de 3 minutes lue en boucle, qui représente le déplacement accéléré d’asticots blancs sur une durée d’une heure, et qui s’organisent pour finalement former le mot chaos, pour se désorganiser et ainsi de suite. Le son joué est une boucle d’un extrait de la 7ème symphonie de Beethoven, traitée comme une fibre sonore (décomposée en plusieurs couches FFT) qui se désaccorde en contre-point de l’image (mot formé/son désaccordé au maximum - désordre total/son parfaitement accordé).
Le titre fait référence à la représentation cosmogonique des temps archaïques (voir notemment Mircéa Eliade sur la question du mythe) . A l’époque, on se représentait l’univers comme une boucle, qui avait une certaine durée, et qui se rejouait toujours à l’identique. Le phoenix est le miroir de cet univers, son temps de vie est le même, et il a connu au fil du temps plusieurs représentations : du ver (1461 ans de durée de vie pour Pline) à l’oiseau enflammé (Claudien). Curieusement, on revient aujourd’hui par la science à ce genre d’hypothèse (expansion/compression).
maxime marion 2004